Action, Chine, Ciné-Asia, Crime - Policier, Drame, Hong-Kong, Thriller

PARADOX (2017) ★★★★☆


 

Paradox (2017)

 

 

Un flic de Hong Kong se rend en Thaïlande pour tenter de retrouver sa fille disparue soudainement. Une fois sur place, un flic local l’aide dans ses investigations et ensemble ils découvrent qu’elle a été kidnappée par des mafieux impliqués dans le trafic illégal d’organes. Le temps presse…

 

« Paradox » ou « Saat po long: Taam long » ( 殺破狼・貪狼) est un film policier d’action hongkongais datant de 2017, réalisé par Wilson Yip, à qui l’on doit également « Ip Man 2: Legend of the Grandmaster » (2010). Les acteurs principaux sont Louis Koo, qu’on a pu voir dans « Warriors of Future » (2022), Gordon Lam, qu’on a pu voir dans « The White Storm 2: Drug Lords » (2019), Wu Yue, qu’on a pu voir dans « Little Big Soldier » (2009), Ken Lo, qu’on a pu voir dans « Into the Sun » (2005), et Tony Jaa, qu’on a pu voir dans « Monster Hunter » (2020). Ce métrage est le troisième volet de la franchise SPL, après « SPL : Sha Po Lang » (2005) et « SPL II : A Time for Consequences » (2015). Ce film est sorti en Chine le 17 août 2017 et à Hong Kong le 25 août 2017.

L’histoire proposée par « Paradox » nous invite à suivre Lee Chung-chi (Louis Koo) un inspecteur de police de Hong Kong, qui est très investi dans le bien-être de sa fille unique, Wing-chi (Hanna Chan), âgée de 16 ans. Cependant, leur relation se tend lorsqu’elle tombe enceinte de son petit copain. Chung-chi reçoit un appel d’une amie de sa fille. Elles étaient toutes les deux en vacances en Thaïlande, mais Wing-chi a disparu depuis quelques jours. Chung-chi se rend sur place et une fois à Pattaya, il prend contact avec le policier chargé de l’affaire, l’inspecteur Chui Kit (Wu Yue), lui-même d’origine chinoise. Ensemble, ils mènent des investigations et identifient rapidement Sacha (Chris Collins) comme étant impliqué dans la disparition de Wing-chi. Ce dernier trempe dans des affaires de trafic d’organes, mais semble avoir un contact dans la police qui le protège. Dans le même temps, on découvre que le maire, en pleine campagne pour être réélu, est gravement malade et a besoin d’une transplantation cardiaque. Son bras droit, Cheng Hon-sau (Gordon Lam) a conclu un accord avec Sacha pour trouver un cœur coûte que coûte. Est-ce que Chung-chi parviendra à sauver sa fille avant que son cœur ne soit prélevé pour sauver le maire ?

Le scénario concocté par Nick Cheuk et Jill Leung nous emmène dans une sombre histoire de kidnapping et de trafic d’organes humains. Présenté comme étant le troisième volet de la franchise SPL, le titre international n’indique nullement la connexion avec les deux précédents opus. Rassurez-vous, l’histoire non plus. La véritable question que se posera probablement le fan du genre, c’est de savoir si ce troisième film vient s’aligner sur le niveau de qualité de ce qui a déjà été fait auparavant. Ma réponse est oui, sans aucun doute. En termes de tension, tout est présent pour que le spectateur soit clairement focalisé sur son écran durant toute la durée du métrage. « Paradox » propose des scènes d’action réparties de manière très homogène tout au long du film, innovantes par endroit et relativement brutales, notamment grâce aux chorégraphies réalisées par Sammo Hung. Cela nous permet, dans une certaine mesure, et surtout pour ceux qui en doutaient, que Louis Koo peut apparaître comme une machine de combat redoutable, dès lors qu’il n’a pas à verser des larmes.

Ainsi donc, Louis Koo incarne un père de famille, qui a perdu son épouse, et dont la relation étroite avec sa fille a finalement poussé son enfant à s’éloigner de lui. Cette relation et les différentes erreurs de ce père sont montrées dans différents flashbacks qui accompagnent le récit. L’acteur peut ainsi offrir un personnage ayant une certaine vulnérabilité. Lorsqu’il doit combattre, il est concentré et imparable, que ce soit à mains nues ou dans les différents gunfights. En revanche, on peut être assez déçu des prestations de Tony Jaa, qui bénéficie ici d’un rôle relativement restreint. Un sous-emploi étonnant quand on connaît les grandes aptitudes de l’acteur thaïlandais. Pour ma part, la véritable surprise vient de Wu Yue que je connais peu et sa performance m’a clairement donné envie de découvrir sa filmographie. Il y a donc fort à parier que je propose prochainement des films où on le retrouve dans la distribution, comme « God of War » (2016), « Mission Milano » (2016) ou encore « The Brink » (2017). Notons encore la présence de Gordon Lam dans le rôle d’un bras droit quelque peu zélé et immoral à souhait et dont on devine assez facilement ce qui va advenir de lui à la vue de l’évolution de la situation. La fin du film est d’ailleurs assez sombre dans l’ensemble.

Les valeurs de production qui s’articulent autour de « Paradox » sont d’un niveau tout à fait convenable. Le tournage a commencé à Bangkok le 29 octobre 2016. Plusieurs acteurs ont dû apprendre de nombreux dialogues en thaïlandais sous l’impulsion de Ken Lo qui parle couramment cette langue. Le tournage s’est achevé en février 2014. La photographie présentée par Kenneth Tse offre de nombreuses séquences d’action dans différents endroits avec des situations assez originales. La bande musicale orchestrée par Comfort Chan et Ken Chan donne du rythme à l’ensemble et le montage effectué par Wong Hoi débouche sur un film d’une durée de 98 minutes. Un format assez court au regard du genre, ce qui permet de se focaliser sur l’aspect percutant du métrage. En outre, ce film a obtenu de nombreuses nominations et plusieurs prix. Louis Koo a obtenu le prix du Meilleur Acteur lors des 37e Hong Kong Film Awards alors que Sammo Hung a remporté le prix de la Meilleure Chorégraphie d’Action lors de cette même cérémonie.

En conclusion, « Paradox » est un très bon film d’action disposant d’une histoire accrocheuse, d’une intrigue sombre et d’un développement énergique. Le rythme est assez soutenu, le récit est fluide et la narration fait appel à de nombreux flashbacks. La photographie fait la part belle aux scènes d’action avec des fusillades et des combats à mains et/ou avec arme blanche. La bande originale est très sympathique et le montage offre beaucoup de cadence à l’ensemble. La distribution livre de très bonnes prestations et le duo formé par Louis Koo et Wu Yue fonctionne pleinement. Wilson Yip dirige tout ceci de main de maître après avoir cédé sa place pour le second opus qui reste cependant parfaitement accessible sans avoir vu les films précédents.

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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