Action, Aventure, Chine, Ciné-Asia, Drame, Hong-Kong, Thriller

SKYFIRE (2019) ★★★✮☆


 

Skyfire (2019)

 

 

L’île de Tianhuo est aussi belle qu’un paradis. On oublierait presque qu’elle est située dans le « Cercle de feu », la ceinture volcanique mondialement connue du Pacifique.

 

 

« Tiānhuǒ » (天·火) ou « Skyfire » pour sa distribution internationale, est un film catastrophe chinois datant de 2019, réalisé par Simon West, à qui l’on doit également « Stratton » (2017). Les acteurs principaux sont Wang Xueqi, qu’on a pu voir dans « Reign of Assassins » (2010), Hannah Quinlivan, qu’on a pu voir dans « Skyscraper » (2018), Shawn Dou, qu’on a pu voir dans « Nightfall » (2012), et Jason Isaacs, qu’on a pu voir dans « A Cure for Wellness » (2016). Ce métrage est paru le 12 décembre 2019 en Chine et le 10 mars 2021 en France.

L’histoire proposée par « Skyfire » nous invite à suivre Xiaomeng Li (Hannah Quinlivan) une jeune vulcanologue qui travaille sur l’île de Tianhuo, quelque part au large de la Chine. L’homme d’affaires australien, Jack Harris (Jason Isaacs) et son épouse chinoise Qianwei (Ma Xinmo) ont développé un parc à thème pour des touristes en quête de sensations fortes, en leur offrant la possibilité de séjourner à proximité d’un volcan en activité et de se rapprocher au plus près du cratère par l’intermédiaire de navette high-tech. L’équipe de scientifiques dirigée par Xiameng surveille l’activité du volcan via un système élaboré par la jeune femme elle-même. Une série de près de 1.000 capteurs permettant d’obtenir toutes sortes d’informations en temps réel. Son père, Wentao Li (Wang Xueqi), avec qui elle est en froid, tente de la convaincre de quitter l’île au plus vite, convaincu que le volcan va bientôt entrer en éruption. Devant le refus de sa fille d’entendre son discours, Wentao débarque sur place, en même temps qu’un groupe d’investisseurs, venu soutenir le lancement de la phase 2 du développement de la station balnéaire de luxe. Tout ce joli petit monde va bientôt être fortement ébranlé lorsque le volcan se réveille furieusement…

Le scénario concocté par Wei Bu et Sidney King nous offre un passage en revue des clichés du film catastrophe. On retrouve, dans le personnage incarné par Jason Isaacs, l’homme d’affaires obsédé par la réussite de son entreprise, qui s’assoit sur les prédictions négatives des scientifiques qui a lui-même chargé de veiller à la sécurité de son site. On retrouve le couple d’amoureux qui se retrouve dans une situation périlleuse lorsque l’homme décide de demander la main de sa belle, dans une séquence très romantique au fond de l’eau d’une piscine naturelle sur l’île. On retrouve le geek qui maîtrise toute sorte d’éléments informatiques qui fait joujou avec un drone qui en ferait pâlir de jalousie plus d’un passionné de cette technologie. On retrouve également l’enfant en péril qu’il faut aller sauver urgemment au péril de sa vie, et surtout, on retrouve le conflit père-fille, qui va se résoudre dans l’adversité. Rien de tel qu’une bonne éruption volcanique pour que les membres d’une famille de vulcanologues se réconcilient. Et pour conclure en beauté, on retrouve le classique désespoir de la perte d’un proche, qui ne l’est finalement pas, offrant ainsi une sorte de (relatif) happy end.

Une séquence d’introduction permet de présenter la dernière éruption du volcan tout en montrant les antécédents de l’héroïne, lorsque enfant, elle accompagnait ses parents vulcanologues sur l’île de Tianhuo, et où sa mère a trouvé la mort. Vingt ans plus tard, l’île est devenue une destination incontournable pour la génération selfie pour un promoteur aux dents longues qui rassure tout le monde sur place en affirmant qu’il n’y aura pas de nouvelles éruptions avant 150 ans. Après environ une demi-heure pour installer les grandes lignes du récit, c’est de l’action non-stop jusqu’à la fin avec, comme je le soulignais précédemment, toutes les cases du film catastrophe cochées. L’idée restant simpliste, fuir. Éviter les roches propulsées par le volcan, puis éviter les coulées de lave en fusion.

Bien évidemment, on trouvera des parallèles avec « Dante’s Peak » de Roger Donaldson paru en 1997 ou encore avec « Volcano » de Mick Jackson, également paru en 1997. Toutefois, certains aspects peuvent rappeler « Jurassic Park » de Steven Spielberg sorti en 1993. De l’ensemble des personnages, c’est le duo père-fille sur lequel on se focalise dans cette histoire. C’est probablement le rôle le plus important à ce jour pour l’actrice australo-chinoise-coréenne d’origine taïwanaise Kun Ling (昆凌), alias Hannah Quinlivan, 26 ans. Globalement l’actrice crée une forte présence à l’écran en tant que fille obsessionnelle, et garçon manqué, toujours hantée par la mort de sa mère américaine. Le vétéran Wang Xueqi, qui domine le film avec son style minimaliste mais puissant, ancre le film avec juste assez d’émotion réelle, et à l’âge de 73 ans, parvient pleinement à avoir l’air convaincant sur une moto lancée à pleine vitesse.

Les valeurs de production sont largement au-dessus de la moyenne. La photographie délivrée par Alan Caudillo fait la part belle aux scènes d’action avec de nombreuses explosions et des incendies grandeur nature. L’ensemble est présenté avec un bel équilibre entre des séquences mettant en œuvre des effets spéciaux et des scènes réelles. La bande musicale orchestrée par Pinar Toprak, qu’on a pu entendre sur « Captain Marvel » (2019) ainsi que sur « The Lost City » (2022), compositeur d’origine turque, offre une sonorité assez large dans son style, avec des allures héroïques, qu’on parvient à entendre au-dessus des effets sonores très dominants. Le point fort étant probablement le montage effectué par Paul Martin Smith, dont on a pu observer le style avec « London Has Fallen » (2016), qui parvient à offrir le maximum d’énergie en 97 minutes.

En conclusion, « Skyfire » est un film catastrophe disposant d’une histoire basique, d’une intrigue familière et d’un développement vigoureux. Le rythme est assez soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire, en dehors d’un ou deux flashbacks. La photographie offre de nombreuses séquences dans la nature et des effets spéciaux saisissants, la musique est sympathique, mais peu marquante et le montage procure une excellente dynamique à l’ensemble. La distribution livre de bonnes prestations dans l’ensemble avec un petit plus pour le duo père-fille composé par Wang Xueqi et Hannah Quinlivan. La pétulance du métrage offre un très bon moment de divertissement durant lequel on ne voit pas le temps passer.

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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