Horreur

THE POSSESSED (2021) ★★☆☆☆


 

The Possessed (2021)

 

 

Un exorciste est amené à lutter contre un démon bien plus puissant qu’il ne le pensait initialement…

 

 

« The Possessed » est un film d’horreur canadien datant de 2021, écrit et réalisé par Chris Sun, à qui l’on doit également « Boar » (2017). Les acteurs principaux sont John Jarratt, qu’on a pu voir dans « Shiver » (2012), Lincoln Lewis, qui semble faire là ses premiers pas dans un long-métrage, Lauren Grimson, qu’on a pu voir dans « Water Horse » (2020), Simone Buchanan, qu’on a pu voir dans « Girl at the Window » (2022), Jade Kevin Foster, qu’on découvre également pour la première fois dans un film. L’avant-première du film a eu lieu lors du London FrightFest Film Festival 2021 et il est sorti en salles australiennes en novembre 2021.

L’histoire proposée par « The Possessed » nous invite à suivre Jacob Chandler (John Jarratt), qui a pris conscience, dès son plus jeune âge, qu’il avait la faculté de chasser les démons qui prenaient possession du corps de pauvres victimes. De nos jours, il œuvre en association avec son nouvel associé, Liam Chandler (Lincoln Lewis), dans une clinique du bien-être, proposant des massages et des exorcismes (!). Régulièrement, le duo livre des combats contre toutes sortes d’esprits malins, venant ainsi en aide aux personnes possédées. Liam présente Atalie (Lauren Grimson), sa nouvelle petite amie, à son oncle. Cette dernière a la faculté de voir les démons. Elle va s’associer au duo, notamment lorsqu’un nouveau client se manifeste, possédé par un démon particulièrement puissant. Lorsque la petite bande, accompagnée par Orion (Jade Kevin Foster) et Nadine (Angie Kent), les colocataires d’Atalie, se présentent au domicile de Nancy (Romy Poulier) et de Martin (Sean Lynch), ils découvrent que le démon n’est autre qu’Akumana (Chris Bridgewater), le troisième démon né des neuf fils de Satan…

Le scénario concocté par Chris Sun, qui endosse également la casquette de réalisateur pour ce film, tente de nous faire peur en articulant son histoire autour du concept éculé de l’exorcisme. Toutefois, dès le départ, c’est bancal. Le personnage principal, Jacob Chandler, nous est présenté comme un exorciste de situation, qui œuvre carrément dans un cabinet qui n’est pas sans rappeler les maisons de santé qui poussent un peu partout actuellement dans notre pays, alors qu’il ne parvient pas à éloigner les esprits démoniaques qui viennent régulièrement prendre possession du corps de son épouse. En outre, sa technique, qui consiste à secouer sa main au-dessus du sujet en lui demandant de multiples fois « à qui est ce corps » est un petit peu ridicule. Il n’y a pas vraiment d’intrigue dans cette histoire, on passe d’un cas à l’autre avec quelques flashbacks pour étayer telle ou telle situation.

Les personnages sont sans intérêt et surtout, la distribution semble être complètement à côté de la plaque. John Jarratt offre un personnage plus instable qu’autre chose, presque psychotique. Même si la personne dont l’histoire s’inspire, était présente sur le tournage en tant que conseiller, l’acteur aurait pu être plus inventif dans son interprétation. Liam Chandler est relativement transparent dans son rôle de neveu dévoué. Enfin, Angie Kent ne sert pas à grand chose, alors que son personnage semble également avoir des capacités spécifiques. Tout ceci est très mal exploité. L’entité maléfique est assez particulière, tout en s’inscrivant dans une certaine familiarité. Le plus étonnant, c’est l’absence de peur exacerbée à son contact. Personnellement, je vois un truc comme ça, j’atomise le record des 100 mètres.

Les valeurs de production sont plutôt simples et basiques. Le tournage s’est essentiellement déroulé aux Pinnacle Studios, à Helensvale en Australie. La photographie délivrée par Andrew Conder est assez élémentaire, avec les efforts principaux concentrés sur la dernière partie, lorsque toute l’équipe se retrouve autour d’un exorcisme de choc. Bien qu’on se trouve face à un film d’horreur, rien n’est réellement effrayant dans cette histoire. Au contraire, certaines scènes sont plutôt amusantes. La bande musicale orchestrée par Mark Smythe est relativement insipide et le montage effectué par Michael Gilbert débouche sur un film d’une durée de 97 minutes. La fin laisse la porte ouverte vers une ou des suites possibles, dont on se passera allégrement.

En conclusion, « The Possessed » est un film d’horreur médiocre disposant d’une histoire bancale, d’une intrigue vide et d’un développement sans saveur. Le rythme va de modéré à lent, le récit est fluide et la narration fait appel à quelques flashbacks. La photographie est agréable, la bande originale est sobre et le montage est simple. La distribution offre de piètres prestations et aucun acteur ne tire réellement son épingle du jeu. L’ensemble est largement dispensable et s’avère être une perte de temps…

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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