Action, Ciné-Asia, Crime - Policier, Hong-Kong

RAGING FIRE (2021) ★★★★✮


 

Raging Fire (2021)

 

 

Un groupe d’anciens policiers déchus, à peine sortis de prison, organise des braquages, détrousse des dealers de drogue, tue d’anciens collègues pour se venger de l’injustice dont ils ont été victimes.

 

 

« Raging Fire » est un film d’action policier hongkongais datant de 2021, réalisé par Benny Chan qui dirigeait là son dernier métrage avant son décès le 23 août 2020. Les acteurs principaux sont Donnie Yen, qu’on a pu voir dans « XXX: Return of Xander Cage » (2017), Nicholas Tse, qu’on a pu voir dans « As the Light Goes Out » (2014), Ben Yuen, qu’on a pu voir dans « The White Storm 2: Drug Lords » (2019), Ken Lo, qu’on a pu voir dans « SPL II: A Time for Consequences » (2015), Patrick Tam, qu’on a pu voir dans « Port of Call » (2015), Ray Lui, qu’on a pu voir dans « Our Time Will Come » (2017), et Simon Yam, qu’on a pu voir dans « Operation Red Sea » (2018). Ce métrage est paru le 30 juillet 2021 sur le continent chinois et le 19 août 2021 à Hong Kong.

L’histoire proposée par « Raging Fire » nous invite à suivre l’inspecteur Cheung Sung-bong (Donnie Yen), policier extrêmement vertueux. Toutefois, il se retrouve plus ou moins sur la touche, maudit par ses supérieurs, car il n’accepte aucun pot-de-vin. C’est ainsi qu’il est rejeté d’une opération de grande envergure, visant à neutraliser un important deal de drogue, sur lequel il a pourtant travailler pendant des années. Toutefois, cette mise à l’écart va lui sauver la vie, ainsi qu’à toute son équipe, car les deux gangs impliqués dans ce deal, sont éliminés par Yau Kong-ngo (Nicholas Tse) et ses hommes, qui en profitent pour voler l’argent et la drogue. Ils neutralisent également tous les policiers présents sur place dans le cadre du guet-apens. Cette équipe de malfaiteurs très bien entraînée et lourdement armée est composée d’anciens policiers, qui furent démis de leurs fonctions et condamnés à la prison suite au décès d’un informateur impliqué dans un kidnapping, quatre années auparavant. Désormais libérés, ces anciens flics veulent se venger de ceux qu’ils jugent responsables de leur incarcération. Les investigations menées par Cheung et son équipe d’enquêteurs vont bientôt les aiguiller vers Yau et sa bande. Une bataille sanglante éclate dans les rues de Hong Kong…

Le scénario concocté par Ryan Ling, Tim Tong et Benny Chan, ce dernier endossant également la casquette de réalisateur et de producteur, installe le récit dans une forme d’action très musclée, très virile, où les femmes n’ont que peu de place. Les films hongkongais réellement spectaculaires sont à mettre au crédit d’une poignée de réalisateurs, dont Benny Chan. Malheureusement pour les fans du genre, ce dernier est décédé et ce métrage fut son dernier film. Bien souvent quand le niveau d’action est conséquent, de nombreux films brillent par la faiblesse de leur script, ce qui est quelque peu le cas ici. Ce métrage n’est pas sans rappeler « Invisible Target » du même réalisateur tout en faisant penser à « Heat » (1995) de Michael Mann. Non seulement la fusillade dans les rues est très similaire, mais également l’approche psychologique du principal antagoniste, qui possède un aspect humain et une trame de fond tragique. Dans ce sens, Nicholas Tse éclipse clairement le reste du casting. C’est probablement l’un des meilleurs acteurs pour ce type de personnage, ayant un excellent sens du dramatique tout en étant un combat redoutable. Le séjour en prison du personnage l’aura profondément marqué, comme les cicatrices sur son visage viennent en attester.

C’est à travers des flashbacks que l’on peut jauger de la relation que le « méchant » et le « gentil » avait ensemble. Des collègues de travail qui avaient une dimension de camarades. Toutefois, certaines scènes jouent beaucoup trop avec l’idée de fraternité, de respect, de fidélité. Les séquences où les policiers véreux sont jugés au tribunal et qui attendent que leurs supérieurs les soutiennent aveuglément. La séquence où Cheung (Donnie Yen) et son équipe s’assoient au bord du trottoir après une séquence de baston, en se plaignant d’une sensation de travailler dans le vide. Pire encore, la scène où toute l’équipe est solidaire derrière leur chef qui passe en conseil de discipline. Toutes ces séquences, reposant souvent sur des dialogues un peu trop moralisateurs plombent légèrement le film.

Ces quelques défauts évoqués précédemment n’altèrent cependant pas le plaisir, et les valeurs de productions viennent pleinement jouer le rôle d’amplificateur de bonheur. Le tournage s’est entièrement réalisé à Hong Kong en Chine. La photographie délivrée par Edmond Fung nous offre encore une vision bien clean, bien lisse de la mégapole chinoise. Un soin tout particulier est apporté aux scènes d’action. Fusillades impressionnantes dans les rues de Hong Kong, explosions et surtout quelques bastons d’un très haut niveau. La confrontation finale entre les personnages incarnés par Donnie Yen et Nicholas Tse vaut, à elle seule, son pesant de cacahouètes. Tous les combats ont d’ailleurs été chorégraphiés par Donnie Yen en personne. La bande musicale orchestrée par Nicolas Errèra, compositeur français, vient agréablement accompagner les différentes ambiances du récit avec des airs modernes et relativement dynamiques. Enfin, le montage effectué par Curran Pang débouche sur un film d’une durée de 126 minutes. On retiendra que ce métrage a reçu plusieurs nominations et obtenu différentes récompenses, dont le prix du Meilleur Film lors du 40e Hong Kong Film Awards en juillet 2022.

En conclusion, « Raging Fire » est un très bon film d’action policier, disposant d’une histoire classique de vengeance, d’une intrigue cohérente et d’un développement tendu. Le rythme est assez soutenu, le récit est fluide et la narration fait appel à plusieurs flashbacks. La photographie est maîtrisée, les scènes d’action sont impressionnantes, les chorégraphies de combat sont d’un niveau supérieur. La bande musicale est excellente et le montage aurait gagné en raccourcissant quelques scènes. La distribution offre de très bonnes prestations, Donnie Yen est parfait dans son rôle et Nicholas Tse incarne merveilleusement bien le méchant de l’histoire. L’ensemble est on ne peut plus divertissant et permet de passer un très bon moment de cinéma. À voir sans hésiter !

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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