Horreur, Thriller

PREY FOR THE DEVIL (2022) ★★★☆☆


 

Prey for the Devil (2022)

 

 

Une nonne se prépare pour un exorcisme et se retrouve face à face avec une force démoniaque aux liens mystérieux avec son passé.

 

 

« Prey for the Devil » est un film d’horreur américain datant de 2022, réalisé par Daniel Stamm, à qui l’on doit également « 13 Sins » (2014). Les acteurs principaux sont Jacqueline Byers, qu’on a pu voir dans « Bad Samaritan » (2018), Colin Salmon, qu’on a pu voir dans « Criminal » (2016), Virginia Madsen, qu’on a pu voir dans « Candyman » (2021), Ben Cross, qu’on a pu voir dans « The Hurricane Heist » (2018), et Christian Navarro, qu’on a pu voir dans « Bushwick » (2017). Ce métrage est paru le 28 octobre 2022 aux Etats-Unis.

L’histoire proposée par « Prey for the Devil » nous invite à suivre la sœur Ann (Jacqueline Byers) qui tout au long de sa vie lutte contre le souvenir douloureux de sa mère schizophrène, incapable d’oublier les abus qu’elle a subie pendant qu’elle était sous sa garde. Au fil du temps, elle s’est persuadée qu’elle était possédée par une force maléfique qui s’était emparée d’elle. Aujourd’hui, elle a intégré une école catholique où le rite de l’exorcisme est enseigné et pratiqué par les prêtres. Toutefois, l’Église a interdit aux femmes de pratiquer ce rite sacré, ce qui n’empêche absolument pas soeur Ann d’étudier. Sa fonction première étant de prendre soin des personnes confiées à l’institut religieux. Le clergé va devoir se pencher sur le cas d’une jeune fillette, Natalie (Posy Taylor) qui semble être possédée par une entité maléfique très puissante. Le père Quinn (Colin Salmon) et le docteur Peters (Virgina Madsen) sont persuadés qu’il y a une connexion entre l’enfant et sœur Ann.

Le scénario concocté par Robert Zappia permet au métrage de s’ouvrir sur un texte nous informant qu’un prétendu boom des cas de possession démoniaque dans le monde aurait conduit l’Église catholique à ouvrir des écoles d’exorcisme aux quatre coins de la planète, dont la ville de Boston aux Etats-Unis. On y retrouve une combinaison de salles d’étude, de chambre individuelle et d’une zone hospitalière pour les personnes « affligées ». On s’immerge rapidement dans le cœur du sujet avec l’étude théorique et pratique de cas concrêt de possession démoniaque. Le gros souci, c’est que dans ce sous-genre de l’horreur, on a plus ou moins fait le tour de la question. Il est donc difficile d’apporter quelque chose de nouveau, quelque chose d’innovant. En outre, rien ne fait réellement peur dans ce métrage. Reste une scène réellement percutante, lorsque les différents religieux se retrouvent autour d’un sujet à exorciser, celui-ci grimpe dans le coin de la pièce pour aller s’installer dans l’angle supérieur du plafond.

De l’ensemble des personnages, on va essentiellement se focaliser sur la sœur Ann (Jacqueline Byers). Plusieurs flashbacks nous montrent la relation compliquée qu’elle a eu avec sa mère (Koina Ruseva). Elle apparaît comme fortement perturbée par ce passé douloureux. Elle a trouvé une forme de sérénité avec une vie de religieuse. Toutefois, elle semble être en mesure de pouvoir aider les personnes en situation de possession démoniaque. Cette connexion particulière avec les « affligés » lui ouvre les portes d’une école d’exorcisme, bien que les femmes ne soient pas autorisées à pratiquer le rite à proprement parlé. Sa combativité et sa détermination lui ouvrirons néanmoins les portes et elle sera ainsi amenée à partir étudier au Vatican.

Les valeurs de production sont d’une qualité moyenne dans l’ensemble. Le tournage a eu lieu au cours de l’été 2020 à Sofia en Bulgarie. Le métrage devait initialement s’intituler « The Devil’s Light » mais a finalement été changé en « Prey for the Devil« . L’acteur Ben Cross est malheureusement décédé le 18 août 2020, soit quelques jours à peine après la fin du tournage. La photographie présentée par Denis Crossan est assez classique, avec des visages légèrement décharnés pour les personnes possédées, avec un teint gris et des dents pourries. Le finale se déroulant dans l’obscurité des sous-sols de l’institut, ce qui permet de masquer les effets spéciaux, qui sont finalement plutôt légers. La bande musicale orchestrée par Nathan Barr, qu’on avait trouvé plus inspiré sur « The Hunt » (2020), est plutôt discrète. Enfin, le montage effectué par Tom Elkins débouche sur un film d’une durée de 93 minutes.

En conclusion, « Prey for the Devil » est un bon petit film d’horreur disposant d’une histoire simple d’exorcisme, d’une intrigue plaisante et d’un développement basique. Le rythme est modéré, le récit est fluide et la narration fait appel à plusieurs flashbacks. La photographie est sommaire, la bande originale est sobre et le montage est ordonné. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble avec un focus sur Jacqueline Byers qui lui permet de se projeter en avant. Colin Salmon offre un prêtre à l’esprit ouvert et Ben Cross nous dit adieu avec ce dernier rôle. L’ensemble se laisse regarder sans pour autant être mémorable.

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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