Action, Crime - Policier, Thriller

CODE 211 (2018) ★★★☆☆


 

Code 211 (2018)

 

 

Au cours d’une patrouille de routine, un policier vieillissant et son équipier se retrouvent pris dans une fusillade avec une bande de mercenaires qui dévalisent une banque.

 

 

« 211 » est un film d’action policier datant de 2018, réalisé par York Shackleton, à qui l’on doit également « Disturbing the Peace » (2020). Les acteurs principaux sont Nicolas Cage, qu’on a pu voir dans « The Humanity Bureau » (2018), Dwayne Cameron, qu’on a pu voir dans « Nice Package » (2013), Sophie Skelton, qu’on a pu voir dans « Day of the Dead: Bloodline » (2018), Cory Hardrict, qu’on a pu voir dans « November Criminals » (2017), et Ori Pfeffer, qu’on a pu voir dans « Hacksaw Ridge » (2016). On notera également la participation de Weston Cage, le fils de Nicolas Cage, marquant ainsi leur troisième collaboration, après « Lord of War » (2005) et « Tokarev » (2014). Ce métrage est paru le 8 juin 2018.

L’histoire proposée par « 211 » nous invite à suivre Mike Chandler (Nicolas Cage), un agent de police à l’aube de la retraite, qui fait équipe avec son gendre, Steve MacAvoy (Dwayne Cameron). Pour leur patrouille du jour, ils doivent prendre en charge Kenny Ralston (Michael Rainey Jr.), un étudiant qui doit faire un stage dans la police en guise de punition, suite à une altercation avec d’autres étudiants qui le harcelaient. Durant leur patrouille, ils relèvent la présence d’un véhicule suspect devant la banque de Chesterford. Un braquage, orchestré par un groupe de mercenaires dirigé par Tre (Ori Pfeffer), est en cours. Lorsque l’homme au volant du véhicule repère la patrouille de police, il sort et ouvre le feu sur les agents des forces de l’ordre. Steve est rapidement et gravement blessé, Kenny est tétanisé par les événements, et Mike tente de riposter du mieux qu’il peut. De nombreuses fusillades vont avoir lieu durant de longues heures…

Le scénario concocté par John Rebus et York Shackleton, ce dernier endossant également la casquette de réalisateur, est basé sur la fusillade de North Hollywood où deux braqueurs lourdement armés et protégés s’opposèrent à des policiers membres du SWAT du LAPD le 28 février 1997. Durant cette fusillade, 12 agents de police et 8 civils furent blessés par balle et les deux criminels tués. Le script nous plonge dans le registre de l’action pure, avec quelques éléments d’investigations et d’échanges dramatiques. 211 fait référence au code de police pour désigner un braquage, utilisé en Californie, bien que l’histoire se déroule dans la ville fictive de Chesterford dans le Massachusetts.

Bien que Nicolas Cage soit présenté comme étant le personnage principal, on peut facilement ne pas être d’accord, car sa position n’est pas pleinement dans l’omniprésence. En effet, Mike Chandler ne joue pas un rôle déterminant dans la lutte contre les braqueurs de banque. C’est l’ensemble des forces de police qui permettent de mettre un terme à l’attaque et à la prise d’otages. Le préambule se passe en deux temps. Dans un premier temps, on nous présente le groupe de mercenaires orchestrant une attaque violente contre un groupe paramilitaire mafieux et les raisons qui vont motiver leur braquage à venir. Dans un second temps, on nous présente le personnage incarné par Nicolas Cage, sa relation avec sa fille Lisa (Sophie Skelton) et son gendre Steve (Dwayne Cameron). Lisa annonce à Steve qu’elle est enceinte, ce qui viendra renforcer l’aspect dramatique du récit par la suite. Enfin, on bascule dans le braquage à proprement parlé, la préparation, l’attaque, puis les fusillades, la gestion des otages, et finalement la chute du commando de mercenaires.

Les valeurs de production sont tout à fait correctes pour ce métrage. Le tournage s’est entièrement déroulé aux Nu Boyana Film Studios à Sofia, en Bulgarie. La photographie présentée par Alexander Krumov est relativement simple, l’action se contenant à une rue, quelques places de parking, et l’intérieur de la banque. Les fusillades sont impressionnantes, mais apparaissent comme peu crédibles en comparant le nombre de munitions utilisées et le peu de victimes. Le souci récurrent réside probablement dans l’utilisation exagérée des clichés du genre. Nicolas Cage, qui s’est d’ailleurs fracturé la cheville pendant le tournage, a admis qu’il n’aimait pas le montage final en qualifiant le film de décevant. La bande musicale orchestrée par Frederik Wiedmann, dont les compositions ont déjà animé des précédents films de l’acteur star, soit « Dying of the Light » (2014) et « Vengeance: A Love Story » (2017), est plutôt discrète. Enfin, le montage Ivan Todorov débouche sur un film d’une durée de 86 minutes.

En conclusion, « 211 » est un bon petit film d’action, disposant d’une histoire basique, d’une intrigue familière et d’un développement nerveux. Le rythme est plutôt soutenu, le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est simple, la bande originale est sobre et le montage est fluide. La distribution offre des prestations mitigées, tombant facilement dans les clichés du genre, avec un Nicolas Cage qui apparait plus comme un faire-valoir qu’une plus value. Un film nettement moins mauvais que le laissait supposer les différentes critiques d’une pseudo presse spécialisée. Ce métrage sans prétention remplit son rôle de divertissement sans être mémorable.

 

 

 

 

 

À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

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