Action, Catastrophe, Drame, Thriller

THE TOWERING INFERNO (1974) ★★★★☆


 

The Towering Inferno (1974)

 

 

Le soir de l’inauguration d’un gigantesque building de 138 étages, un incendie se déclare au 81ème palier. Le promoteur et ses invités se trouvent littéralement prisonniers d’une « tour infernale ».

 

 

« The Towering Inferno » ou « La Tour Infernale » pour la distribution française, est un film catastrophe américain datant de 1974, dirigé par John Guillermin (1925-2015), à qui l’on doit également « King Kong » (1976). Les acteurs principaux sont Paul Newman (1925-2008), qu’on a pu voir dans « Road to Perdition » (2002), Steve McQueen (1930-1980), qu’on a pu voir dans « Bullitt » (1968), William Holden (1918-1981), qu’on a pu voir dans « The Earthling » (1980), Faye Dunaway, qu’on a pu voir dans « Three Days of the Condor » (1975), Fred Astaire (1899-1987), qu’on a pu voir dans « Funny Face » (1957), Susan Blakely, qu’on a pu voir dans « Over the Top » (1987), Richard Chamberlain, qu’on a pu voir dans « Murder by Phone » (1982), O. J. Simpson, qu’on a pu voir dans « Killer Force » (1976), Robert Vaughn (1932-2016), qu’on a pu voir dans « The Delta Force » (1986), et Robert Wagner, qu’on a pu voir dans « Midway » (1976) et que l’on connait essentiellement pour avoir incarné Jonathan Hart dans la série télévisée « Hart to Hart » , plus connue en France sous le titre de « Pour l’Amour du Risque » (1979-1984).

L’histoire proposée par « The Towering Inferno » nous invite à suivre Doug Roberts (Paul Newman), le concepteur et l’ingénieur en chef de la société Duncan Enterprises qui se rend au gratte-ciel dernière génération qui doit être inauguré dans la journée. Toutefois, il aspire à se retirer pour profiter de ses succès financiers dans le calme de la nature en compagnie de sa petite amie, Susan (Faye Dunaway), qui l’attend dans l’un des appartements haut de gamme aux étages supérieurs. Le bâtiment colossal est considéré comme une beauté, une merveille architecturale et artistique. Dans la soirée, un somptueux gala est prévu, avec un tapis rouge et des invités de prestige pour une cérémonie d’inauguration, organisée au 135e étage de la tour.

Lorsque l’agent de sécurité Harry Jernigan (O.J. Simpson) remarque un signal d’incendie dans l’une des réserves, qui, pour une raison inconnue, n’a pas alerté automatiquement les pompiers, Doug Roberts est informé et est assez consterné. Après quelques vérifications, il constate que les équipements de sécurité n’ont pas été installés selon ses directives, mais cela n’a pas empêché la planification de l’inauguration du bâtiment dont l’accueil des convives a débuté. Doug Roberts soupçonne rapidement que Roger Simmons (Richard Chamberlain) est responsable de la situation en ayant investi dans du matériel de moindre qualité afin de détourner de l’argent pour son compte personnel.

Bien entendu, comme le titre du film le laisse entendre, le gratte-ciel de très grande hauteur va rapidement devenir un immense enfer. En restant dans la fresque catastrophe précédente du producteur Irwin Allen, « The Poseidon Adventure« , une distribution impressionnante anime cette histoire de survie poignante. Malheureusement, les rôles secondaires sont démultipliés avec des noms identifiables par tout bon cinéphile, tel que William Holden, Fred Astaire, Richard Chamberlain, Susan Blakely, Jennifer Jones, Robert Vaughn, Robert Wagner, et d’autres, au point que l’ensemble ressemble étonnamment à un rassemblement mondain qui va basculer dans l’horreur. Mais avec ces nombreuses stars qui s’affairent tout azimut, les drames individuels sont dilués dans un ensemble ne permettant pas d’être suffisamment significatifs, surchargeant le récit et étirant la durée du métrage jusqu’à 165 minutes.

Et c’est probablement le gros défaut de « The Towering Inferno« . L’attention portée au développement des personnages permet usuellement de créer une connexion émotionnelle avec le spectateur. Malheureusement le nombre élévé de personnages vient empêcher cet aspect narratif. Les différentes histoires personnelles, telles que celle de l’investisseur frauduleux Harlee Claiborne (Fred Astaire) qui cherche à arnaquer Lisolette Mueller (Jennifer Jones), avant de se repentir, sont tout simplement inutiles. Il y a tellement de présentation des différents personnages qu’il faut près de 45 minutes avant que le chef du bataillon des pompiers, le Colonel Michael O’Halloran (Steve McQueen) ne fasse son apparition.

Somme assez importante pour l’époque, « The Towering Inferno » a bénéficié d’un budget de 14 millions de dollars. La photographie confiée à un duo composé de Fred J. Koenekamp (1922-2017) et de Joseph Biroc (1903-1996), offre une conception visuelle époustouflante avec une cinématographie stellaire. Rappelons nous qu’à cette époque les effets spéciaux générés par ordinateurs (CGI) n’existaient tout simplement pas. On peut donc voir de véritables cascades et un travail pyrotechnique totalement incroyable. L’ampleur de la catastrophe, des destructions massives et des dizaines et des dizaines de figurants implique une logistique toute aussi importante. En outre, des groupes de personnes tentant de fuir le brasier se retrouvent bien malgré eux dans des situations peu enviables, en descendant par un ascenseur extérieur, le long de la façade, en empruntant une nacelle de fortune tendue depuis un autre building à proximité, ou en utilisant les escaliers. Les deux directeurs de la photographie remporteront par ailleurs l’Oscar dans la catégorie Best Cinematography. Il en fut de même pour Harold F. Kress (1913-1999) et Carl Kress dans la catégorie Best Film Editing avec un montage qui débouche sur un film d’une durée de 165 minutes. La bande musicale a été composée par l’incontournable John Williams. Au total, ce métrage aura rapporté 203 millions de dollars de recettes mondiales. Fred Astaire a remporté le Golden Globe et fut nominé aux Oscars dans la catégorie du Meilleur Second Rôle.

En conclusion, « The Towering Inferno » est un très bon film catastrophe disposant d’une histoire qui semble aujourd’hui familière, d’une intrigue forte et d’un développement impressionnant. Le rythme est lent dans la première partie, mais dès que l’incendie prend de l’ampleur, les choses s’accélèrent considérablement. Le récit est fluide et la narration est linéaire. La photographie est spectaculaire, même si à bien des endroits, on voit clairement les trucages, notamment l’utilisation de maquettes. La bande originale est excellente et le montage aurait gagné en raccourcissant quelques scènes qui s’étirent inutilement. L’impressionnante distribution offre de très bonnes prestations. Le duo formé par Steve McQueen et Paul Newman est relativement complémentaire. Le film offre un très bon moment de divertissement en exécutant pleinement sa prémisse de catastrophe, ouvrant la porte à d’autres métrages sur le même thème tels que « The Tower » (2012), « Inferno » (2013) ou encore « Skyscraper » (2018)…

 

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

Une réflexion sur “THE TOWERING INFERNO (1974) ★★★★☆

  1. Très bel article qui dit les points forts du film et les faiblesses qui m’ont aussi gêné lors de mon dernier visionnage (qui remonte à pas mal d’années). « La Tour Infernale » reste néanmoins un marqueur important du genre, et une référence pour les films à venir. Et puis le film a la chance d’être doté d’un casting qui, encore aujourd’hui, en met plein les mirettes. Guillermin, artisan de la fresque « le crépuscule des aigles » fait à nouveau montre d’un certain brio pour mouvoir sa caméra.
    Une chronique qui me donne envie de remonter les étages tiens. 😉

    Aimé par 1 personne

    Publié par princecranoir | 15/01/2023, 13 01 23 01231

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