Horreur, Slasher, Thriller

CANDYMAN (2021) ★★★✮☆


 

Candyman (2021)

 

 

Le Candyman semble être de retour sans le quartier d’où est partie la légende…

 

 

« Candyman » est un slasher américain datant de 2012, co-écrit et réalisé par Nia DaCosta, à qui l’on doit également « Little Woods » (2019). Ce film est une suite directe au métrage datant de 1992 du même nom. Il est le quatrième opus dans la franchise des Candyman. Les acteurs principaux sont Yahya Abdul-Mateen II, qu’on a pu voir dans « Ambulance » (2022), Teyonah Parris, qu’on a pu voir dans « Point Blank » (2019), Nathan Stewart-Jarrett, qu’on a pu voir dans « The Argument » (2020), et Colman Domingo, qu’on a pu voir dans « Assassination Nation » (2018). À noter également, que Vanessa Williams, Virginia Madsen, et Tony Todd reprennent leur rôle respectif du film original. Ce métrage est paru le 27 août 2021 aux Etats-Unis. Il devait initialement sortir en juin 2020, mais a été repoussé trois fois en raison de la pandémie de COVID-19.

L’histoire proposée par « Candyman » nous invite à suivre Anthony McCoy (Yahya Abdul-Mateen II) un artiste-peintre qui vit à Chicago dans un loft récent et moderne, en compagnie de Brianna « Bri » Cartwright (Teyonah Parris), qui s’avère être la directrice d’une galerie d’art en vogue. À la recherche d’inspiration, Anthony explore une nouvelle orientation suite à une discussion avec Troy, le frère Brianna. Ce dernier leur a raconté l’histoire d’Helen Lyle, qui serait responsable de l’enlèvement d’un bébé dans le quartier aujourd’hui abandonné de Cabrini-Green, suivi de la tuerie d’un innocent. Dans la foulée, Anthony rencontre William Burke (Colman Domingo), le propriétaire de la laverie du quartier, qui lui présente la légende urbaine du Candyman. Selon cette légende, en prononçant le nom de « Candyman » cinq fois de suite face à un miroir, l’esprit de ce bogeyman apparaîtra pour venir tuer l’invocateur. Progressivement, Anthony sent l’esprit du Candyman rôder autour de lui, et des assassinats singulièrement violents ont lieu au sein des proches du jeune artiste…

Le scénario concocté par Win Rosenfeld, Jordan Peele, tous deux également producteurs du film, et Nia DaCosta, qui endosse également la casquette de réalisateur, vient s’inscrire comme une suite du film du même nom, réalisé par Bernard Rose en 1992. Ce métrage était lui-même inspiré du roman « The Forbidden » écrit par Clive Barker en 1984. Dans le présent film, le principal protagoniste est un artiste noir qui puise son inspiration créative dans l’histoire d’un fantôme tueur qui apparaît sournoisement lorsque son nom est prononcé cinq fois. Après avoir été piqué par une abeille, Anthony voit son corps se transformer en une forme de nid d’abeille. La mise en scène de Nia DaCosta, qu’on retrouvera à la manette pour le prochain film « The Marvels » qui devrait sortir le 28 juin 2023, nous laisse dans l’incertitude sur l’identité du tueur, nous laissant croire que ce serait éventuellement Anthony McCoy lui-même.

Bien qu’on aborde pleinement la problématique du racisme, « Candyman » est avant tout un film d’horreur. Dans ce sens, il y a de nombreuses séquences relativement gores, car vers le sous-genre slasher que le métrage lorgne clairement. Il y a des effets intéressants avec des jeux d’ombres, des reflets dans les parties vitrées, dans les miroirs, qui laissent deviner qu’une attaque est imminente. Les corps sont brutalement agressés, déchiquetés, transpercés dans de grandes effusions de sang. L’antagoniste du film revêt la tenue du croque-mitaine original et arbore également son crochet tranchant. Yahya Abdul-Mateen II est extraordinaire en tant qu’artiste dont les œuvres d’art sont rejetées et alors que son destin se confond avec celui du Candyman, il parvient à présenter différentes facettes de son personnage au fur et à mesure qu’il évolue tout au long du récit. On trouve des choses intéressantes dans ce film, de la pertinence sociale à l’effusion de sang élégante, et il est beaucoup plus intelligent que la plupart des autres films d’horreur que l’on peut voir actuellement. Cela étant dit, je ne sais pas si c’est mieux que le métrage d’origine, car je dois honteusement avouer que je ne l’ai jamais vu.

Les valeurs de production sont nettement au-dessus de la moyenne pour ce film. Doté d’un budget de 25 millions de dollars, « Candyman » aura rapporté un peu plus de 77 millions de dollars de recette mondiale. La photographie confiée à John Guleserian est vraiment très sympathique avec des scènes d’action violente, des décors marquant bien les différents niveaux sociaux. Le tournage a débuté le 12 août 2019 pour s’achever en septembre de la même année. Il s’est principalement déroulé dans la ville américaine de DeKalb dans la banlieue ouest de Chicago, dans l’état de l’Illinois. La bande musicale orchestrée par Robert Aiki Aubrey Lowe est également très agréable avec des compositions modernes et classiques. Enfin, le montage effectué par Catrin Hedström débouche sur un film d’une durée de 91 minutes.

En conclusion, « Candyman » est un bon slasher disposant d’une histoire familière, d’une intrigue captivante et d’un développement graphique. Le rythme est médian, le récit est fluide et la narration fait appel à des flashbacks ainsi qu’à des explications présentées sous forme de scénettes animées par des marionnettes d’ombres. La photographie est plaisante, la bande musicale est agréable et met l’accent sur l’ambiance tendue de certaines scènes et le montage est homogène. La distribution offre de bonnes prestations dans l’ensemble, toutefois dominée par l’excellente performance de Yahya Abdul-Mateen II. L’ensemble peut s’aborder sans avoir vu les opus précédents et permet de passer un agréable moment, pour peu que l’on soit fan du genre.

 

 

 

 

 

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À propos de Olivier Demangeon

Rédacteur sur critiksmoviz.com, un blog dédié aux critiques de films.

Discussion

2 réflexions sur “CANDYMAN (2021) ★★★✮☆

  1. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le voir, mais j’en ai bien envie !

    Aimé par 1 personne

    Publié par Vampilou fait son Cinéma | 20/01/2023, 11 11 56 01561
    • Comme je le soulignais dans la critique, il n’est pas nécessaire d’avoir vu les autres films. On peut l’aborder directement car les éléments importants sont présentés sous forme de petites séquences en ombres chinoises avec des marionnettes de papier. Il y a un sens de l’esthétique dans les meurtres qui permet au métrage de s’éloigner des slashers plus classiques type « Halloween » ou « Vendredi 13″… Comme on dit parfois : « ça fait le job ».

      J’aime

      Publié par Olivier Demangeon | 20/01/2023, 12 12 54 01541

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