BRAQUAGE

Films de Braquage

 

Le film de hold-up est un sous-genre du film policier. Il met l’accent sur la planification, l’exécution, et les conséquences d’un braquage. Les versions comportant des éléments comiques dominants ou importants sont souvent appelées films de cambriole. Un film typique de braquage comprend de nombreux rebondissements, l’accent est mis sur les tentatives des personnages pour mettre au point un plan, le réaliser, et échapper à la police et/ou aux enquêteurs. Souvent, un adversaire doit être contrecarré, ce dernier peut être, soit une figure d’autorité, soit un ancien partenaire qui aurait tourné le dos au groupe ou même l’un de ses membres actifs qui voudrait empocher seul le magot.

L’intrigue classique


Habituellement, un film de hold-up contiendra un développement en trois actes.
Le premier acte se compose généralement des préparatifs du braquage : composition de l’équipe, examen des lieux, analyses des dispositifs de sécurité en place, présentation des technologies innovantes à utiliser ; et surtout, la mise en place des rebondissements de l’acte final.

Le deuxième acte est le hold-up lui-même. A quelques rares exceptions près, le braquage sera couronné de succès, même si un certain nombre d’événements inattendus peuvent se produire.

Le troisième acte est le dénouement de l’intrigue. Les personnages impliqués dans le braquage se seront retournés les uns contre les autres ou l’un des personnages aura pris des dispositions avec un élément extérieur qui va interférer. Bien souvent la plupart, voir tous les personnages impliqués dans le hold-up finissent par être tués, arrêtés par la police, ou sans aucun butin. Cependant, il devient de plus en plus commun que les protagonistes réussissent leur méfait, surtout si la cible est décrite comme étant de faible moralité, tels que les casinos, les organisations corrompues, ou d’autres criminels.

Pour casser cette mécanique, il est devenu courant, depuis les années 1950, de ne pas développer un ou deux des actes de l’histoire, en se basant sur la familiarité que les spectateurs possèdent de l’intrigue classique pour remplir eux-mêmes les éléments manquants. « Reservoir Dogs » (1992) de Quentin Tarantino, par exemple, développe une histoire qui a lieu en grande partie après le hold-up.

Reservoir Dogs (1992)

Reservoir Dogs (1992) de Quentin Tarantino

Histoire


Tout au long des années 1930, le vol et les escroqueries étaient présents dans des films tels que « Raffles » (1930), « Les Révoltés » (1930), « The Unholy Garden » (1931) et « Ninotchka » (1939).
La période du film noir des années 1940 et 1950 a conduit ce genre à la gloire, en se concentrant plus explicitement sur les braquages eux-mêmes, avec des films tels que « Quand la ville dort » (1950) de John Huston, « Du Rififi chez les Hommes » (1955) de Jules Dassin, « Bob le Flambeur » (1956) et « Le Cercle Rouge » (1970) de Jean-Pierre Melville, « L’Ultime Razzia » (1956) de Stanley Kubrick ou encore « Le Pigeon » (1958) de Mario Monicelli. Depuis cette époque, les films de cambriole ont été tournés dans de nombreuses variantes, allant de la folie légère des années 1960 comme « Un monde fou, fou, fou, fou » (1963) ou « Crooks and Coronets » (1969) pour basculer dans des versions plus sombres disposant d’un développement plus complexe en y introduisant des idées novatrices, comme dans « Reservoir Dogs » (1992) de Quentin Tarantino déjà précédemment cité, ou « Inception » (2010) de Christopher Nolan.

Inception (2010)

Inception (2010) de Christopher Nolan

Durant ces dernières années, ce genre reste très prometteur même à Hollywood, avec « Ocean’s Eleven » (2001) de Steven Soderbergh, remake de « Ocean’s 11″ (1960) de Lewis Milestone ou encore « Braquage à l’italienne » (2003) de F. Gary Gray, remake de « L’or se barre » (1969) de Peter Collinson. On trouve néanmoins différents exemples d’orientation différente que le film de braquage peut prendre comme la comédie « Topkapi » (1964) de Jules Dassin, le western « The War Wagon » (1967) de Burt Kennedy, le film de guerre « De l’or pour les braves » (1970) de Brian G. Hutton, ainsi que de nombreux films d’espionnage ayant un braquage comme parcelle de leur intrigue, notamment « Mission: Impossible » (1996) de Brian De Palma.

Mission: Impossible (1996)

Mission: Impossible (1996) de Brian De Palma

 

Retrouvez dans la liste suivante une sélection de films de braquage dont nous vous proposons la une critique sur notre blog :

 

 

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